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| Le goal sensationnel de Dan Da Mota | ||
| Luxembourg, Stade Josy Barthel très belle pelouse | ||
| Luxembourg | ||
| Joubert - Schnell, Blaise, Bukvic, Jänisch - Payal, Gerson, Bettmer, Mutsch (79e Deville) - Joachim. | ||
| Portugal | ||
| Patricio - Pereira, Pepe, Alves, Coentrao - Veloso (46e Varel), Moutinho, Meireles (67e Custodio) - Nani (81e Ruben Micael), Helder Postiga, Cristiano Ronaldo. | ||
| Arbitrage: M. Tohver (Est), assisté de MM. Klaasen et Reinvald. | ||
| Evolution du score: 1-0 Da Mota (12e ), 1-1 Cristiano Ronaldo (27e), 1-2 Helder Postiga (54e). | ||
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Spectateurs: 8 042 spectateurs |
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La joie du Portugal / photo UEFA |
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Le Quotidien 8 septembre 2012 |
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Ils ont failli mettre le monde à l’envers
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Eliminatoires du Mondial-2014 |
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Le Grand-Duché et sa communauté portugaise ont vécu une immense soirée de football vendredi soir. |
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Le Grand-Duché était à une petite boulette de Gerson et quelques
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De notre journaliste |
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Un truc de fou que cette 12e minute. Une dinguerie invraisemblable que ces deux duels gagnés par Tom Schnell sur un côté droit qu’on disait radioactif pour le Grand-Duché, une dinguerie que cette transversale de cinquante mètres de Joachim d’une précision chirurgicale, une dinguerie que ce contrôle orienté de Da Motta, qui expédie une frappe du droit, son nouveau meilleur pied, en lucarne opposée (1-9). Il y a un an, avant le match amical dà Faro (5-0), le même Dan Da Mota nous jurait que tous les Portugais du pays ne demandent qu’à s’enflammer pour la sélection grand-ducale. Même si c’était face à la Selecçao. Dans ce stade rempli jusqu’à la gueule de supporters en vert et rouge, c’est lui qui nous l’a prouvé : le Stade Josy Barthel a explosé comme si la Selecçao venait de marquer et la course folle de Da Mota s’est acheminée sous un empilement humain au niveau de la ligne médiane. C’est ce coup de génie qui a vendredi jeté un pont entre les deux communautés. La FLF a peut être fini de se demander pourquoi ses ressortissants portugais ne viennent pas au stade. Aujourd’hui, elle va peut-être se demander si elle ne les a pas conquis pour longtemps. Si les Portugais du Grand-Duché ont vécu une soirée magique vendredi, au-delà de la victoire de leurs chouchous, c’est parce que leur pays, celui dans lequel ils vivent en tout cas, a été grand. Dans ses ambitions et dans sa façon de les mettre en pratique contre la 4e nation mondiale. Le spectre de 1961 s’invite à la mi-temps A la mi-temps, Cristiano Ronaldo, auteur de deux poteaux seul face à Joubert, ne devait son salut qu’à une boulette de Gerson, qui permettait de ramener un Portugal chahuté à hauteur (1-1,27e). Maurice Spitoni, le directeur sportif de Differdange, se souvenait de son premier match de jeune spectateur de 7 ans, la victoire des Roud Léiwen contre Eusebio et consorts, en 1961. A ce moment-là, il ne lui est pas venu à l’idée qu’il pourrait cinquante ans plus tard, revivre un tel moment. Les époques ont changé. Mais il laissé son esprit vagabonder jusqu’au début des années 90 : « Le 1-1 de 1961 avait empêché les Portugais d’aller à la Coupe du Monde 1962 au Chili ». A vrai dire, avant ces énormes quarante-cinq premières minutes, on s’était un peu moqué du discours de Paulo Bento, qui semblait plus se souvenir des difficultés de la Selacçao à débuter sa dernière campagne (initiée par un 4-4 à domicile contre Chypre en éliminatoires de l’Euro-2012) que de la déculottée passée à ce même Luxembourg un an plus tôt. Après, on ne jurait plus de rien. Le meilleur dans cette confrontation, qui passera sans doute à la postériorité des plus grands regrets de la carrière d’entraîneur de Luc Holtz, c’est que la deuxième mi-temps ressemble à la première. Et que Joachim, par deux fois Un tir de vingt mètres au ras de la lucarne à la 51epuis un tir en pivot qui force Rui Patricio à sortir le grand jeu à la 61e ), manque de de faire passer le Luxembourg devant, puis de la ramener à 2-2 puisqu’Helder Postiga, à la limite du hors-jeu, plein axe, avait enfin réussi à battre l’extraordinaire Joubert (1-2, 54e). Les yeux dans les yeux avec l’équipe qui était à deux doigts de gicler l’Espagne hors de l’Euro, il y quelques semaines, le Luxembourg finit à quatre attaquants, avec le tout jeune Deville en pointe. Le monde à l’envers et des supporters stressés en tribune sans qu’on sache dire vraiment s’ils priaient pour que le Luxembourg marque, ou pas. Il ne marquera pas. Il l’aurait mérité même mille fois. Son public aussi. Car Luc Holtz et ses joueurs se sont trompés : ils n’étaient pas seuls contre 8 000 vendredi. C’est Da Mota qui avait raison…
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Cristiano Ronaldo/photo hp |
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Cristiano Ronaldo/photo hp