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MONDIAL-2010

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ISRAEL - LUXEMBOURG 7 - 0 (4 - 0)

9 septembre 2009

 
luxembrg

Tel Aviv,Stade Ramat-Gan.
Israel
Aouate (46e Davidovitch) - Strul, Ben Haim, Kayal - Ben Dayan, Cohen, Benayoun, Baruchian, Ziv - Barda (58e Ben Sahar), Golan (67e Itzhaki).
Luxembourg
Oberweis - Kintzinger, Blaise, Hoffmann, Mutsch - Peters, Payal (46e Pedro), Bettmer, Lombardelli (62e Leweck), Jänisch (50e Colette) - Pupovac
Arbitres: MM. Svendsen, Hoeg, Rix (DK)
Buts: 1:0 Barda (9e), 2:0 Golan (12e), 3:0 Barda (21e), 4:0 Barda (43e), 5:0 Golan (58e), 6:0 Ben Sahar (63e), 7:0 Ben Sahar (84e)
Spectateurs: 8 000 spectateurs
Le Quotidien 10 septembre 2010

Israël les ramasse à la pelle

 
Le Luxembourg n'avait plus été humilié de la sorte depuis très longtemps  
 
 
Comlètement paralysé, il n'a même pas été capable de réagir. 
 

Les statistiques de Marc Oberweis avec la sélection nationale (4,8 buts encaissés par match, en cinq rencontres disputées avec celle-ci) ne se sont pas améliorées. Il faut dire que lui offrir une nouvelle occasion de se montrer contre les Israéliens débarassés de toute pression était un cadeau empoisonné. Guy Hellers en a toutefois profité pour offrir sa première sélection officielle au tout jeune Joël Pedo.


Sous les écrasants 290 qui pèsent sur le stade Ramat-Gan, l'ambiance est crispée. Certains spectateurs sont venus assister à la mise à mort de leur sélection et même une très courte victoire sur le Grand-Duché achèverait d'enterrer vivant ce sélectionneur honni qu'est devenu Dror Kashtan. D'autres plus rares, ont voulu croire ce que dernier a promis la veille de la rencontre: "Nous devons finir cette campagne d'une manière honorable."

Dès lors, deux scénarios possibles. Soit une équipe anémiée et sans allant, soit une équipe sans pression, toute prête à jouer pour se faire pardonner. Et c'est la seconde que le Luxembourg a eu la malchance de croiser. A base de jeu en triangle, parfois en une touche, mais surtout d'un réalisme affrayant.

Comme si cela ne suffisait pas, Oberweis a décidé de donner un petit coup de pouce très tôt. Un ballon mal jugé, un jaillissement de Golan, un lob, et voilà déjà le gardien eschois, après neuf minutes, qui s'enfouit le visage dans les gants, conscient qu'il s'apprête à passer une nouvelle soirée affreuse. Entre 2004 et 2006, il n'avait vécu que ça, disputant son dernier match entre les poteaux à Fribourg contre l'Allemagne (7:0). C'étair réparti pour un tour.

Mais après vingt et une minutes, le mal avait déjà gagné toute l'équipe. Sans Strasser pour rassurer tout son petit monde, au moment où Barda inscrit le deuxième but dans sa course au triplé, c'est toute une équipe qui se retrouve les mains sur les hanches, à regarder vers le sol. Et là, tout le stade comprend que cela va très ma se passer.

 

L'absence de Strasser, fatale

 

 

On a du mal à reconnaître l'équipe aux cinq points, celle qui n'a concédé qu'un minimum d'occasions à la Moldavie quelques jours plus tôt. Pourtant, il n'y avait pas un joueur qui ne promette que les suspensions communes de Strasser et Joubert influeraient sur le résultat. "ça va se passer à merveille", promettait même René Peters, mardi. Comme il avait tort ...

Il avait toutefois fallu le pousser pour qu'il consente à lâcher qu'au vu de la configuration de la rencontre, avec cette équipe israélienne à la rue et ces Roud Léiwen sur un petit nuage, il avait "le droit et même le devoir de rêver". Très vite, il s'était rabattu sur cet argument massue que Guy Hellers ne cesse de marteler à raison: la différence entre ses amateurs à lui et ces professionnels-là, qui fréquentent Majorque, Portsmouth, Bolton, Liverpool, l'Espanol Barcelone, est encore trop immense pour qu'il accepte de rentrer dans le jeu des petits malins qui parient sur des exploits à moindre frais. Le doit de rêver oui, de se laisser aller non.

La deuxième prériode s'et contentée de prouver par A plus B que le Luxembourg avait réussi à remettre en selle son hôte du jour. Et même à lui faire oublier ses misères, sa non-qualification pour le Mondial.

Benayoun s'est régalé, Ben Sahar, la nouvelle petite merveille, y est lui aussi alllé de son doublé, les deux joueurs battant en brèche un côté droit à l'agonie, délaissant celui où Mario Mutsch a réussi, bien aidé par Dan Colette, à régner en maître. C'est quand l'organisation craque que l'on s'aperçoit le plus des valeurs sûres. Hier, il y en avait trop peu.

Un peu avant la rencontre, pour sa première intervention publique depuis la défaite contre la Lettonie, Yossi Benayoun, dieu vivant de tout un peuple, avait lâché cette sentence: "Le coach nous a dit: Pensez un peu comment vous vous sentiriez après une défaite contre le Luxembourg". Personne ne veut expérimenter cette sensation".

Pour le coup, c'est le Luxembourg qui réexpériment des sensations très désagréables...

 

 
 
Commentaires 
 
 

Dror Kahtan: "Nous anvons marqué très tôt et c'est ce qui fait toute la différence avec le match aller. On sait que le Luxembourg est une équipe extrêmement disciplinée et tactique, qui se replace très bien. Ce n'est quand même pas évident ni facile de mettre sept buts en un match. Au moins, on a pris nos reponsabilités".

 

 
  Guy Hellers: "Cela aura des conséquences".