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RAYMOND KOPA 

 

 Raymond Kopa, figure du football français, est mort

 

LE MONDE | 03.03.2017  

Par Yann Bouchez
Raymond Kopa, le 30 mai 1957. | STAFF / AFP

Il fut le premier Français à recevoir la distinction individuelle la plus convoitée des footballeurs. Ballon d’or en 1958, Raymond Kopaszewski, plus connu sous le diminutif de Kopa, est mort à l’âge de 85 ans, le vendredi 3 mars.

Comme Michel Platini et Zinédine Zidane - autres Ballon d’or français avec Jean-Pierre Papin - Kopa a marqué l’histoire de l’équipe de France en son temps. Entre 1952 et 1962, le joueur, qui évoluait comme milieu de terrain offensif, totalisa 45 sélections pour 18 buts, et fut capitaine à six reprises.

L’apogée de sa tumultueuse histoire en équipe nationale fut une Coupe du monde en Suède, à l’été 1958, où la France, arrêtée par le Brésil du jeune Pelé en demi-finale, réalisa sa meilleure performance jusqu’alors, obtenant une troisième place. Si Just Fontaine remporta le titre de meilleur buteur de la compétition avec 13 réalisations, un record inégalé, Raymond Kopa fut considéré comme le meilleur joueur du tournoi. Et tous les deux, à cette occasion, inscrivent définitivement leur nom dans la mémoire sportive populaire.


UNE HISTOIRE DE L’IMMIGRATION EN FRANCE

Comme pour Platini et Zidane, originaires d’Italie et d’Algérie, le parcours de la famille Kopaszewski illustre une partie de l’histoire de l’immigration en France. Les grands-parents paternels, Polonais, s’installent dans le Nord-Pas-de-Calais, après la Première guerre mondiale. Né le 13 octobre 1931 à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais), Raymond Kopa commence à jouer dans les corons, où son père est mineur. Très tôt intéressé par le football, il travaille cependant deux ans et demi à la mine, de 14 ans à 16 ans et demie, période durant laquelle il est en partie amputé de deux doigts à la suite d’un accident du travail.

Après des débuts à l’US Noeux-les-Mines, il rejoint en 1949 le SCO Angers où, à 18 ans, il signe son premier contrat professionnel. Deux ans plus tard, lors d’un match amical contre le grand Stade de Reims, l’entraîneur rémois Albert Batteux repère le jeune joueur. Après d’intenses négociations, Angers finit par accepter le départ de son milieu de terrain pour un club qui va devenir le plus performant du pays. Entre 1951 et 1956, Raymond Kopa remporte deux titres de champion de France (1953 et 1955) avec l’équipe champenoise et atteint la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions (1956), seulement battu par le Real Madrid, une première pour un club français.

A une époque où les carrières des meilleurs joueurs tricolores ne débordent quasiment jamais du cadre hexagonal, les performances de Kopa suscitent les convoitises des plus grandes équipes européennes. A la suite d’un match réussi contre l’Espagne, il gagne le surnom de «  Napoléon  », une référence à son petit gabarit et à sa domination sur les terrains continentaux.



UN TRANSFERT RECORD AU REAL MADRID

 

A l’été 1956, il rejoint le Real Madrid ; le transfert est évalué à quelque 52 millions d’anciens francs (soit 520 000 francs, soit moins de 80 000 euros en convertissant sans tenir compte de l’inflation) : une somme dérisoire selon les critères d’aujourd’hui mais très importante à l’époque. Le club champenois puisera d’ailleurs dans cette manne pour faire venir Just Fontaine, Jean Vincent et Roger Piantoni.

En Espagne, « Kopita », aux côtés de l’attaquant Alfredo di Stefano, devient le premier Français à remporter la Coupe d’Europe des clubs champions, en 1957. Une performance collective à laquelle il participe encore en 1958 et 1959. L’année de la consécration internationale restera 1958, avec une Coupe d’Europe des clubs champions remportée, une Coupe du monde réussie et un Ballon d’Or.

Après trois ans d’exil, Raymond Kopa choisit de revenir en France, à Reims, notamment pour pouvoir jouer plus souvent en équipe de France. Il ne connaîtra cependant plus la même réussite sous le maillot bleu. Après avoir participé aux éliminatoires du premier championnat d’Europe en 1960, il doit déclarer forfait pour la compétition à cause d’une blessure. Ses dernières sélections sont marquées par des relations particulièrement tendues avec le sélectionneur national, Georges Verriest, et des invectives par articles de presse interposés. Raymond Kopa n’hésite pas à montrer qu’il a un caractère bien trempé. A ceux qui critiquent la qualité de ses performances, il répond : «  En ne jouant que du pied gauche, j’ai encore ma place en sélection.  » Le match contre la Hongrie, le 11 novembre 1962, reste sa dernière rencontre internationale.


PREMIÈRE « STAR » DU FOOTBALL HEXAGONAL

En 1963, un entretien accordé à l’hebdomadaire France Dimanche, intitulé « Les footballeurs sont des esclaves » et dans lequel il dénonce le fait que les contrats ne dépendent que des clubs, sans que les joueurs aient leur mot à dire, lui vaut six mois de suspension avec sursis prononcé par la commission juridique de la Ligue nationale de football. Il bénéficie alors du soutien de l’Union nationale des footballeurs professionnels, syndicat créé deux ans plus tôt et dont le président n’est autre que Just Fontaine.

Ces mésaventures n’entameront pas vraiment, à long terme, la popularité du meilleur joueur français des années 1950 et 1960. Raymond Kopa, première « star » du football hexagonal l’a bien compris, et sait faire fructifier de manière sonnante et trébuchante sa réussite sur les terrains. Dès 1954, en partenariat avec un équipementier, des chaussures à son nom commencent à être vendues. A la fin de sa carrière, le joueur crée le groupe de vêtements de sports Kopa, dont il est le principal représentant jusqu’en 1991, avant de profiter de sa retraite, entre Angers et la Corse.

En 2006, il publie Kopa par Raymond Kopa, (éd. Jacob Duvernet, 2006), une autobiographie dont il reverse tous les bénéfices à la recherche contre le cancer. Un geste qui s’explique par un drame qui le toucha en pleine carrière : en 1963, son fils Denis décède à l’âge de 4 ans et demi, après de nombreux mois de maladie. En mars 2008, Raymond Kopa avait été promu au rang d’officier de la Légion d’honneur.

Raymond Kopa en dates

13 octobre 1931 : Naît à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais). 

5 octobre 1952 : Première sélection contre la République fédérale d’Allemagne. 

1958 : Troisième du Mondial en Suède avec l’équipe de France, Ballon d’Or. 

Mars 2008 : Promu au rang d’officier de la Légion d’honneur. 

3 mars 2017 : Mort à l’âge de 85 ans.

Par Yann Bouchez

   

 

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 Raymond Kopa avec Camille Dimmer 1963 à Bruxelles
1re rangée de gauche à droite: 4e et 3e
Rencontre de gala avec le Crossing Molenbeek