|
|
|
![]() |
![]() |
|
![]() |
|
|
||
France |
||
| Lloris - Réveillère, Rami, Mexès, Clichy - Diaby, A. Diarra, Gourcuff, Malouda (63e Nasri) - Benzema (63e Payet), Hoarau (73e Rémy) . |
||
Luxembourg |
||
| Joubert - Schnell, Blaise. Hoffmann, Mutsch - Peters, Payal, Bettmer (84e Da Mota), Laterza (69e Strasser), Ch. Leweck - Joachim (53e Kitenge). |
||
| Stade: Saint-Symphorien, Metz |
||
| Arbitres: M. Jug (SLO), MM. Zirnstein, Kogej | ||
| Evolution du score: 1-0 Benzema (23e), Gourcuff (76e) | ||
| Spectateurs: 24 710 | ||
| Cartons jaunes: Rami (42e) à la France, Peters (29e) au Luxembourg | ||
| Carton jaune-rouge: Peters (54e) au Luxembourg | ||
Le Quotidien mercredi 13 octobre 2010 |
||
|
||
ELIMINATOIRES DE L'EURO-2012Réduit à dix pendant une demi-heure, acculé dans sa moitié de terrain pendant 90 minutes, le Luxembourg ramène une défaite aux allures de confirmation après le point pris contre le Belarus. |
||
De quoi pouvaient vraiment rêver les Roud Léiwen dans ce duel trop grand pour eux? D'une défaite honorable? Ils la tiennent. Mais l'unique plaisir qu'ils ont pu prendre est défensif. Et alors?
|
||
Julien Mollereau |
||
|
Le Luxembourg, sorti de l'impérieux devoir de ne pas être ridicule, n'avait aucune obligation hier soir à Saint-Symphorien. Luc Holtz s'en est inventé en fin de semaine, laissant entendre pour le plaisir de faire un bon mot que le Luxembourg pouvait "faire quelque chose" contre la France. Cela ne l'engageait à rien mais il n'était pas obligé non plus. Un coup de bluff pour le fun, auquel de toute façon personne n'a cru. Laurent Blanc, de son côté, avait utilisé des mots forts en conférence de presse: "Il faudra venir de derrière, les percuter avec de la vitesse." La mise en application de cette séduisante propagande, après 45 minutes, le public de Saint-Symphorien l'attend toujours. |
||
Un retourné de Blaise, c'est tout |
||
|
L'ouverture du score précoce, censée empêcher les Bleus de trembler, tombe après une incompréhension Joachim-Schnell sur corner, dont Benzema profite (1-0, 23e). Mais au moins leur match est plié. Laurent Blanc s'évitera une grosse suée du genre de celle dont il a consenti parler lundi après-midi dans un sourire figé: cette victoire de 1999, arrachée à la dernière minute et sur penalty par le néochampion du monde français à Andorre. A l'époque, il était encore joueur. Il n'a pas oublié. Il sait ce que ça fait de douter face à "ce genre d'équipe". Un but d'avance à la pause, il prend! Justement, dans "son genre", l'équipe luxembourgeoise, elle donne quoi? Elle limite les espaces, gratte un nombre incalculable de ballons par un Ben Payal de classe internationale, mais c'est tout et déjà pas mal à la fois. Même en reconstruction, dans ce groupe D d'une faiblesse infinie, même avec ces casseroles ramenées du Mondial-2010, la France nouvelle laissera moins de miettes que le Belarus qui l'avait pourtant battue dans la journée inaugurale de ces éliminatoires. On a tôt fait de mesurer les limites de l'analogie qui autorisait les joueurs grands-ducaux à penser qu'il était possible de faire douter ces Bleus pourtant si prompts à la gamberge: il a fallu un improbable retourné acrobatique de Blaise pour avoir l'insigne honneur de compter, au final, une frappe cadrée. C'est toujours ça de pris pour les statistiques... Luc Holtz, sorti de sa phase nez rouge et trompette de lundi, aura une vision bien plus globale de l'évènement. Ce qu'il faudra retenir de ce premier France - Luxembourg depuis un quart de siècle, c'est qu'au-delà de la maladresse coupable des Français (par suffisance, c'est clair et net), son bloc a tenu le coup contre une équipe habituellement cantonnée au top dix mondial, même si l'on peut se demander quand elle y remettra les pieds. D'ailleurs, en infériorité numérique pendant plus d'une demi-heure, les petits Roud Léiwen, poussés à l'occasion par 2 000 supporters bruyants quand il le fallait, n'ont pas paniqué. Ce doit être le signe que l'on peut commencer à leur faire confiance pour aller gratter un ou deux points supplémentaires avant fin 2011... pour peu qu'un jour, elle parvienne à trouver la recette pour attaquer et tenir les promesses de son coach.
|
||
Strasser à 100 au retour |
||
|
Dans cinq mois, face au même adversaire qui cherchera à faire définitivement le trou avec la concurrence et aura le temps de travailler autrement qu'en catastrophe - ce qu'elle fait depuis l'arrivée de Blanc et l'urgence de résultats que son honneur perdu lui impose - elle devrait pouvoir fêter la 100e de Jeff Strasser. Cela lui donnera une nouvelle raison de sortir de cette parenthèse enchantée la tête encore plus haute...
|
||











