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Le Quotidien / 7 octobre 2011
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| Stade Bilino Polje | ||
| Arbitres: M. Evans, King,Boore (Pdg) | ||
| Evolution du score:1-0 Dzeko (12e), 2-0 Misimovic (15e), 3-0 Misimovic sp (23e), 4-0 Pjanic (36e), 5-0 Medunjanin (51e) |
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| Spectateurs: 15 000 environ | ||
| Cartons jaunes: Bukvic (22e), Mutsch (50e) | ||
Bosnie |
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| Begovic - Mujdza, Spahic, Papac, Lulic (66e Maletic) - Rahimic (59e Zahirovic), Medunjanin (64e Ibricic), Pjanic, Misimovic, - Dzeko,Ibisevic | ||
Luxembourg |
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| Joubert - Schnell, Bukvic, Blaise, Laterza (83e Jänisch) - Gerson, Bettmer, Payal, Leweck, Mutsch (44e Joachim) | ||
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Les Roud Léiwen ont vécu un vrai calvaire vendredi soir à Zenica, à mille lieues de l'équipe conquérante qui a fait chuter l'Albanie le mois dernier. Pour une dernière, c'était bien triste. |
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Sous une pluie battante, dans un stade très hostile, les hommes de Luc Holtz ont bouclé leur campagne sur un sérieux camouflet, qui ne remet rien en cause mais laisse un goût d'inachevé. |
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de notre envoyé spécial à Zenica |
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Safet Sucic ne laisse rien au hasard. Au moment d'envoyer ses troupes sur le pré, vendredi soir, il leur a promis une grosse fête en cas de victoire contre le Luxembourg pour faire de la conquête de la deuxième place, c'est-à-dire du barrage, une fin en soi. Ses gars ont largement le temps de penser à la France, mardi, et leur agiter des bouteilles d'alcool et de la musique des Balkans devant les mirettes n'est en soi pas un mauvais calcul. Et puis il y a ce stade, qui gronde et frémit de la perspective d'une qualification pour la première grande compétition internationale de l'histoire du pays. Pas le genre à oublier de demander la queue et les oreilles du Luxembourg. Faut que la mise à mort soit complète. Et elle le sera, surtout dans ce qui restera comme la pire mi-temps de l'ère Luc Holtz, bien loin devant la deuxième période de Faro contre le Portugal, au mois d'août. Vendredi soir, sous les yeux de supporters rigolards, le Grand-Duché a vécu le même calvaire qu'à l'aller. Il voulait tenir le plus longtemps possible et il a pris trois buts en 23 minutes. A l'aller, cela avait duré 16 minutes. Statistiquement, c'est mieux. Dzeko, une vraie plaieLuc Holtz ayant insisté la veille pour dire que les vingt premières minutes de cette rencontre de septembre 2010 étaient surtout imputables à la performance de ses joueurs, il ne nous en voudra pas de considérer que les vingt premières minutes du retour valent autant par la désorganisation de ses troupes que par la volonté des Bosniens de plier ce match le plus vite possible. Et contrairement à toutes les autres nations de ce groupe D, d'y arriver avec une facilité déconcertante. Dzeko a mis un souk incroyable de jeu en jouant à la limite du hors-jeu et systématiquement sur la profondeur. Le fait que Joubert lui fasse échec d'entrée de jeu aurait pu vaguement laisser croire que le scénario de l'aller ne pouvait pas se reproduire, que le Grand-Duché avait bien trop grandi depuis un an pour se reprendre la même pilule, mais sous la pression, tout a craqué. De toute part. Et encore une fois, il n'y a pas eu de match... Au long de ces très longues quatre-vingt-dix minutes, forcément la question s'est posée de savoir si la présence d'hommes d'expérience, ceux-là mêmes que le sélectionneur a choisi de ne pas emmener (Hoffmann et Peters) aurait pu changer quelque chose à cette fin de campagne en eau de boudin. On en doute tant les statistiques font froid dans le dos. Un seul tir au but, l'oeuvre de Joachim, qui a atterri à des dizaines de mètres du but de Begovic, un seul corner et tellement d'occasions de but concédées qu'il y avait la place d'en prendre plus encore qu'en Israël (7-0, le 9 septembre 2009), dernier carnage en date. Pendant que que les Roud Léiwen ont tiré un trait sur cette campagne à quatre points qui vaut plus pour les progrès réalisés dans le jeu, ceux-là même qu'on n'a pas vus vendredi soir, les Bosniens tiraient eux un feu d'artifice. Ils ont rempli leur contrat et s'apprêtent à faire des heures supp' qui pourraient être payées double dans quatre jours au Stade de France. Mais avant, il y avait bière et musique forte, comme l'avait promis Susic.
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Luxemburger Wort 8. Oktober 2011
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Eine bittere Lehrstunde |
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Entscheidung bereits nach einer Viertelstunde gefallen / Keine einzige Torchance für Luxemburg |
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Die EM-Qualifikation endete für die Luxemburger Nationalelf, wie sie begonnen hatte. Mit einer herben Niederlage gegen Bosnien-Herzegowina. Und mit 0:5 fiel das gestrige Resultat noch deutlicher aus als im Stade Josy Barthel. Dabei unterstreicht es nur den Leistungsunterschied, den es gestern zwischen beiden Mannschaften gab. Ein ganz bitterer Abend für den Luxemburger Fußball.
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