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MONDIAL-2014

                                                    
luxembrg

LUXEMBOURG - ISRAËL 6 - 0 (3-0)

12 octobre 2012

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 Le Quotidien 13-14 octobre 2012 

 
 

 Israël nous refait le coup de 2009

 
 

 ELIMINATOIRES DU MONDIAL-2014

Il n’y a pas eu de match entre le Luxembourg et Israël. Tout était fini beaucoup trop vite.

 
  Aurélien Joachim et Dan Da Mota, franchement pas mauvais (alors que Gerson, enfin, livrait une
prestation un peu aboutie), ont manqué de ce caractère décisif qui faisait leur force cet été pour
changer, potentiellement, la physionomie de la rencontre. Elle a complètement échappé, dans la
manière, aux Roud Léiwen.
 
   De notre journaliste
Julien Mollereau
 
     
     
 

 

 Retour sur terre. Enfin non, plus bas que terre. Vendredi, le même Luxembourg qui avait inquiété le Portugal et ramené un point d’Irlande du Nord en septembre a été suffisant et inconséquent face à Israël, plus occupé à chercher à faire le beau qu’à rester fidèle à son identité. On peut comprendre que, mis en confiance par ses plus récentes productions, il ait été gagné d’une frénésie créatrice, mais on ne peut malheureusement pas l’admettre comme circonstance atténuante à ce non-match complet.

   Les hommes de Luc Holtz pourront toujours arguer qu’ils ont proposé de belles phases de jeu et que le match aurait été complètement différent si Aurélien Joachim, après trente petites secondes, avait profité des tergiversations de la défense israélienne pour, en un contre un,  crucifier Aouate, qui lui a finalement volé le ballon dans les pieds. Mais revendiquer le droit au bénéfice du doute sur la seule base de cette action qui aurait pu tout changer, c’est aussi oublier que le bloc défensif a ouvert toutes grandes les vannes, laissant les attaquants d’Eli Gutmann s’engouffrer dans le dos d’une charnière centrale extraordinairement jeune (21 ans de moyenne d’âge pour la paire Bukvic-Philipps, alors que Guy Blaise s’asseyait sur le banc pour la première fois depuis des plombes) qui n’est pas forcément responsable de ses malheurs. Abandonné par son entrejeu sur plusieurs ballons partis des vingt-cinq, trente mètres bien trop facilement, elle a plié trois fois avant la pause et fait resurgir le spectre de cet humiliant 7-0 du 9 septembre 2009 à Tel-Aviv. Heureusement pour elle, la maladresse des attaquants israéliens a reporté à la deuxième mi-temps la mise en accusation.

Un manque de jus pour certains ?  

   Luc Holtz ne pourra effectivement pas faire comme s’il n’avait pas jugé ses joueurs capables de créer une nouvelle sensation. Il l’a dit. Il a insisté pour le dire. Personne ne pourra lui en vouloir d’avoir voulu construire cette double confrontation israélienne sur le souvenir du mois de septembre et sur ce que ses joueurs ont montré face à la Gantoise (4-2) en début de semaine. Mais visiblement, ils ne sont pas capables de maintenir le même niveau qualitatif d’un stage sur l’autre.

   Encore sous le coup de leur campagne européenne avec le F91,  des garçons comme Joubert, Joachim ou Da Mota n’ont pas eu le rôle de locomotive qu’ils avaient encore il y a quelques semaines. Le  dernier cité ratant tranquillement le penalty (81e) qui aurait fait de cette petite humiliation une défaite tout au plus insultante.

   Ce n’est pas faute de s’être posé la question du degré de forme des joueurs à vocation offensive, Joachim s’avouant rincé dès le week-end passé suite à sa première victoire en championnat néerlandais avec Willem II, Da Mota étalant largement sa méforme avec le F91 ces derniers temps. Tous les deux n’ont pas été mauvais, non. Juste inefficaces. En manque de ce petit truc qui faisait leur force il y a encore quatre semaines. Appelez ça le jus si vous voulez. En tout cas, cela manquait cruellement.

   Que ce coup  de mou arrive contre Israël précisément, c’est-à-dire la dernière nation à avoir réellement  mangé le Grand-Duché (au tableau d’affichage) ces trente dernières années, depuis le 0-0 contre l’Angleterre de 1982, est sûrement un hasard. Les hommes de Gutmann n’ont franchement rien d’impérissable. Mais alors que les Roud Léiwen s’apprêtent à retrouver le Ramat Gan, ils vont avoir matière à se poser des questions voire à trembler. Le déplacement à Tel-Aviv, ses 30 0C au thermomètre, son ambiance résolument hostile, vont devoir être digérés émotionnellement pour les rescapés du 7-0 de 2009, psychologiquement après cette déconvenue majeure de 2012, physiquement tout court par tous ces garçons qui rament  depuis début juillet. Luc Holtz, forcément, va avoir du boulot et devoir montrer sa capacité à remobiliser une équipe qui a coulé. A la remettre en ordre de bataille aussi. Car si personne n’imaginait que la surprenante troisième place de l’avant-match était une fin en soi, personne n’avait envie de voir le Luxembourg ramené à ce genre de réalité.

   Holtz assurait vouloir offrir une nouvelle bonne soirée aux supporters de la sélection nationale après celle du Portugal. Raté. 

 

 
 
 
 LUXEMBOURG - ISRAËL
 
   0 - 6 (0-3)  
  Stade Josy-Barthel. Belle pelouse  
  Arbitrage de M. Trattou (Chy), assisté de MM. Soteriou et Charalambous.  
  2 631 spectateurs payants  
  Evolution du score : 0-1 Radi (4e), 0-2 Ben Basat (12e), 0-3 Hemed (27e), 0-4 Melikson (60e),
0-5 Hemed (73e), 0-6 Hemed (91e).
 
  Carton jaune : Jänisch (51e) au Luxembourg.  
  LUXEMBOURG : Joubert - Schnell (18e Leweck), Bukvic, Philipps, Jänisch - Payal (78e Hoffmann, Gerson, Bettmer, Mutsch, Da Mota - Joachim (61e Deville).  
  ISRAËL : Aouate - Shpungin, Tibi (55e Keinan), Mori, Shish (57e Ziv), - Alberman, Natcho (77e Bitton), Radi, Melikson - Ben Basat, Hemed.