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Jean Klein :

« il va plus vite que Gento »

 
   

                Un grand ailier classique

 Sans doute que Jean Klein était un des derniers vrais grands ailiers sur la scène luxembourgeoise de football. De taille moyenne, le joueur dudelangeois était un talent  exceptionnel. Son démarrage sec, qui laissait la plupart des adversaires sur place et son dribbling vif lui permettaient de semer souvent la zizanie dans maintes défenses de la Division nationale.

« Klein, il va plus vite que Gento » titrait le journal Les Sports  de Bruxelles, le lendemain d'un essai de Jean Klein avec le RSC Anderlecht lors d'un match amical face à LOSC Lille. Quel merveilleux compliment.

               Dudelangeois pour toujours

Le « Speedy Jean Klein », autre surnom pour ce sympathique joueur allait passer toute sa carrière à Dudelange, malgré des offres intéressantes de l'étranger au courant de sa carrière de footballeur.

Né à Dudelange, le 21 décembre 1942, démarrait dès l'âge de 16 ans dans l'équipe fanion de l'US Dudelange, club de la Promotion d'honneur à l'époque. Dès la saison 1962- 1963, le club accédait comme troisième club dudelangeois à la Division nationale à côté du CS Stade et de CS Alliance.

Pendant dix années, avant de rejoindre le CS Stade à la fin de sa carrière, Jean Klein allait dimanche après dimanche se mettre en évidence sur le Stade Jos Nosbaum, et faire admirer par ses nombreux supporters sa technique parfaite, ses tirs secs et son engagement complet pour son équipe et son club.

 

 
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Jean Klein était un vrai clubman, aussi vif et amusant dans la parole que dans ses engagements sur le terrain. Bon blagueur et toujours de bonne humeur, il marquait l'US Dudelange de son empreinte comme joueur dévoué et camarade à toute épreuve.

Avec l'US Dudelange, Jean Klein n'avait pas la chance de remporter de grands titres nationaux en Coupe de Luxembourg ou en championnat national. Cependant il connut de 1965 à 1969, avec Henri Cirelli comme entraîneur, une belle envolée de son club, qui s'était établi fermement dans la première moitié de la Division nationale.

A l'approche de la trentaine Jean Klein et après un dernier passage au CS Stade, Jean Klein rangeait définitivement ses chaussures de football dans l'armoire des souvenirs.

 
 

            Une valeur sûre de l'équipe nationale

           A 21 ans, appelé par l'entraîneur national Robert Heinz, Jean Klein fit le 7 avril 1963 son entrée en équipe nationale lors d'un match amical du Luxembourg contre les semi-pros d'Italie.

L'année 1963 fût l'année de toutes les triomphes du Luxembourg, lors des éliminatoires en Coupe d'Europe des Nations. Avec un match nul et la grande victoire contre les Pays-Bas et la qualification pour les quarts de finale, avec deux matchs nuls et une courte défaite et l'élimination contre le Danemark, Jean Klein fût de la partie lors des cinq rencontres et signa avec ses camarades des pages inoubliables et glorieuses de l'équipe nationale.

 Deux autres rencontres ont marqué le souvenir de Jean Klein

Le 4 octobre 1964, dans le cadre des éliminatoires pour le championnat du monde, le Luxembourg affrontait devant 20.000 personnes la France au Stade municipal. Mené par 1 - 0 à la 75e minute, Jean Klein avait mystifié son adversaire direct et adressait une passe limpide au centre que le centre-avant Camille Dimmer transformait imparablement. Hélas pour le Luxembourg, un juge de ligne luxembourgeois faisait annuler le goal pour sortie de balle, fait démontré le lendemain à la télévision comme imaginaire. Finalement le Luxembourg s'inclina à la dernière minute par 2 - 0 contre Nestor Combin et la France.

Une  deuxième rencontre lors des mêmes éliminatoires fût jouée le 20 septembre 1964, six semaines plus tôt, contre la Yougoslavie à Belgrad. L'équipe du Luxembourg tint la dragée haute pendant toute la rencontre contre une brillante équipe yougoslave qui dût puiser dans ses dernières ressources pour battre les valeureux Luxembourgeois par 3 - 1, Ady Schmit ayant sauvé l'honneur pour le Luxembourg.

          Jean Klein terminait sa carrière internationale le 26 mars 1969 lors d'une rencontre perdue par 4 - 0 contre les Pays-Bas en éliminatoires de la Coupe du Monde à Rotterdam. Avec ne trentaine de sélections à son actif, l'ailier le plus rapide du Luxembourg mettait un terme à une carrière internationale bien fournie.

            

 
 jeanklein-1194web    Football et profession

De nombreux supporters de Jean Klein se sont souvent demandés pourquoi cet ailier talentueux n'avait jamais quitté sa ville natale, à laquelle il est resté fidèle jusqu'à ce jour. Pourtant les offres ne manquaient pas, pour ne citer que les clubs du RSC Anderlecht (club que Bizzi Konter et Camille Dimmer avaient fréquenté), le FC Liégois (club de Bizzi Klein) oû le Beerschot (club de Henri Cirelli).

La raison était de fait toute simple parce que Jean Klein avait choisi la tâche d'instituteur comme carrière de son rêve. Il lui importait en premier lieu d'assurer son avenir avant d'affronter éventuellement les risques du métier de footballeur professionnel à l'étranger.

Un fois son diplôme d'instituteur en poche, Jean Klein avait une approche assez critique par rapport au statut de footballeur professionnel. Les conditions financières de l'époque perdaient en valeur et en intérêt vis-à-vis des avantages d'une carrière d'instituteur au Luxembourg.

Jean Klein se plaisait dans son club auquel il consacrait tous ses talents. C'était d'ailleurs totalement exclu qu'il changeait de club pour quitter l'US Dudelange. Il s'engageait d'autre part à fonds avec l'équipe nationale qui lui apportait de grandes satisfactions. Et finalement, il avait trouvé son bonheur définitif dans la profession d'instituteur à Dudelange.

 

Interview

Pro Football a tenu à échanger quelques souvenirs avec Jean Klein et à connaître ses vues sur le football luxembourgeois de 2007.

Son meilleur et son plus mauvais souvenir 

            Mon meilleur souvenir est et reste la rencontre au Luxembourg contre la France (0-2) le 4 octobre 1964 en éliminatoires du Championnat du monde (comme nous l'avons écrit plus haut). Mais c'est aussi mon plus mauvais souvenir. Je suis certain que si le goal que nous avions marqué avait été validé, c'était l'égalisation et la victoire au bout. Portés par les 20.000 spectateurs, nous aurions pu faire un grand résultat.

            Ce qui m'est resté de mon passage en équipe nationale, c'est avant tout la bonne ambiance et la camaraderie qui y régnaient. J'avais vraiment du plaisir à participer aux rencontres de l'équipe nationale. 

Sa vue sur le football luxembourgeois

Je suis plutôt déçu par le football actuel : trop dur, trop peu technique et trop sérieux  Peut-être l'argent est la cause de cette évolution. Et puis nous n'avons plus de joueurs dans des grandes équipes à l'étranger, ce qui constituait notre grand atout.

Ses recommandations

L'avenir du football est dans la jeunesse. Il faut trouver les moyens pour donner plus de chances aux jeunes joueurs et mettre moins l'accent sur les résultats à court terme.

 

Camille Dimmer / 6 mars 2007