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François dit « Bizzi »  
KONTER

"l'Anderlechtois"

 
 

Bizzi Konter, comme l'appellent ses amis, est né le 20 février 1935 dans le pittoresque village frontalier de Lasauvage, à proximité de Rodange et de Differdange. La famille était nombreuse, sept enfants, et les temps de 1935 à 1945, à la fin desquelles il commençait déjà à taquiner le ballon rond, durs et difficiles. La sidérurgie luxembourgeoise, le grand employeur au sud du Luxembourg, ne tournait pas à plein régime sous l'occupation allemande.

 

 

Bizzi raconte ses débuts 
 

« A 16 ans je signais ma première licence, non pas à Lasauvage ou à Differdange, qui ne s'intéressaien tguère à moi, mais au club FC Chiers Rodange qui à l'époque, je pense, jouait en Promotion d'honneur. Mon premier entraîneur a été « Fos » Feyder. » 

»Après un court passage parmi les jeunes joueurs, je démarrais dès 16 ans dans l'équipe première du FC Chiers. Je lui suis resté fidèle jusqu'à mon départ au RSC Anderlecht. »

« En plus, avec mon arrivée au FC Chiers, les responsables du club réussirent à me faire entrer comme coursier à l'usine de MMRA à Rodange. Je gagnais tout de suite de l'argent, ce qui était important pour un jeune footballeur. » 

Le talentueux joueur aux cheveux blonds, costaud et vif, était avant tout un bon technicien avec un grand panache et un engagement époustouflant. Bizzi Konter, qui allait devenir un joueur de football d'exception faisait ainsi rapidement remarquer ses grands talents au niveau national.

« Après un passage traditionnel par l'équipe nationale des juniors FIFA, où je jouais avec Nico Schmitt, Charles Lettal, Albert Schaack, Paul May, Jean Vandivinit et d'autres, je faisais le 9 octobre 1955, à 20 ans, mes débuts en équipe nationale contre La Suisse B (match perdu 4:0) à Lugano. »

Le 23 avril 1969, 14 années et 83 sélections en équipe nationale plus tard, il terminait sa carrière internationale à Sofia contre la Bulgarie (perdu 2 :1) en qualifications pour le championnat du monde. Au terme de sa carrière Bizzi compte à son actif vers les 132 sélections, toutes rencontres comme junior, en équipe militaire et nationale comprises.

 

 
 
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Rotterdam 30 octobre 1963

L'équipe nationale qui éliminait par une victoire 2:1
la Hollande de la Coupe d'Europe des Nations

 

Que représente l'équipe nationale pour Bizzi ? 
 

« J'avais toujours une grande fierté pour avoir l'honneur de représenter mon pays. Quand j'entendais jouer l'hymne national j'avais souvent une larme dans le coin d'œil.

Par ailleurs j'appréciais particulièrement la camaraderie et la bonne ambiance qui régnaient toujours au sein de l'équipe nationale. »

 
 

Son meilleur souvenir 
 

Bizzi Konter se rappelle avec émotion et fierté de l'épopée de la prestigieuse équipe nationale de 1963,  décorée le 10 décembre 2004 par la FLF avec le « Centennial Order of Merit » de la FIFA comme équipe du siècle.

C'était le temps de la victoire contre la Hollande à Rotterdam et des trois batailles mémorables contre le Danemark. C'était du temps des grands copains Brosius, Schmitt, Brenner, Hoffstetter, Dimmer, Pilot, Jean et Bizzi Klein et nous en passons ….

C'était aussi du temps de l'entraîneur allemand Robert Heintz, un des entraîneurs les plus méritants du football luxembourgeois 

 
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Sa carrière professionnelle
 

Le début de la carrière de Bizzi Konter porte un nom : Pierre Sinibaldi. Ce grand joueur corse, était devenu en juin 1959 entraîneur de l'équipe nationale luxembourgeoise. Sa carrière fût courte, car il quittait en avril 1960 le Luxembourg pour l'équipe belge du RSC Anderlecht et ceci, après 8 rencontres seulement dont une victoire contre la France et deux nuls contre la Suisse en éliminatoires pour les Jeux Olympiques. Une victoire contre la Suisse aurait ouvert les portes pour les Jeux Olympiques de Rome.

En avril 1962 Bizzi Konter répondait à l'appel de Pierre Sinibaldi et commençait sa carrière professionnelle en Belgique. La concurrence était rude pour Bizzi au RSC Anderlecht qui, pendant 4 années, de 1962 à 1966,  faisait régulièrement appel à ses services : il devait jouer au total 52 matches en équipe première.

Et il a eu la chance de participer ainsi au plus grand exploit d'Anderlecht qui en septembre-octobre 1962 faisait en Coupe d'Europe au Real Madrid match nul (3:3) devant 120.000 spectateurs pour le battre et l'éliminer par (1:0) à Bruxelles.
 

 
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RSC Anderlecht
 
Bizzi Konter  Milieu: troisème de la gauche   


De 1966 à 1967 Bizzi Konter faisait un passage d'une année par le Crossing Molenbeek, deuxième division, déçu de ne plus y trouver son ami Camille Dimmer qui y jouait depuis 1960 et avait rejoint entretemps les Red Boys de Differdange..

En 1967 il quittait le Crossing Molenbeek pour ARA La Gantoise et rejoignait ainsi la première division belge. Il y retrouva en 1969 son ami Johny Léonard. Fait exceptionnel : pour la première fois il y avait deux Luxembourgeois dans le même club en Première Division de Belgique.

Bizzi Konter : »Le climat à la Gantoise était très amical et jovial car Gent était à cette époque une grande ville flamande où de nombreux habitants parlaient le français. Avec Léonard et Stany on faisait une belle équipe. »

En 1971, à l'âge de 36 ans, Bizzi Konter quittait les « Grands » pour assumer pendant sept années le rôle d'entraîneur-joueur et faire profiter beaucoup de joueurs de son expérience et de sa classe.

Ainsi il jouait et entraînait successivement :

1971-1972 Excelsior Virton, 1972-1974 Woluwé St Lambert, 1974-1976 Lasauvage et 1976-1978 Fola Esch avec retour au Luxembourg.

Avec l'équipe de Lasauvage Bizzi Konter faillit réussir l'exploit et arriver en finale de la Coupe de Luxembourg. Au match aller Lasauvage avait gagné par 1:0 contre Rumelange. Au retour Lasauvage perdait 2:1 à la fin du match. D'après le règlement d'aujourd'hui , l'équipe de Lasauvage aurait gagné en comptant double le goal marqué à l'extérieur. Hélas, ce n'était pas encore le cas à l'époque et Lasauvage se faisait éliminer durant les prolongations.

 

 
  
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                 Bizzi Konter debout: premier de la droite     Johny Leonard agenouillé: deuxième de la gauche
 

Son plus mauvais souvenir 
 

Bizzi Konter : « Début saison 1969-70 cela coinçait avec l'entraîneur Melchior et l'équipe nationale. Je n'étais pas sélectionné pour la première rencontre de la saison Luxembourg - Pologne que le Luxembourg perdait par 5:1. On me recontactait pour le match suivant contre la Belgique B et là c'est moi qui ai mis un terme final à l'équipe nationale. Je ne voulais pas subir le même sort qu'on avait réservé à Erny Brenner. »

 
 

Son avis sur le football luxembourgeois, édition 2007-2008 
 

Bizzi Konter : « Moi j'étais professionnel de 1962 jusque 1971 en Première Division belge. On s'entraînait, on vivait et on jouait comme des professionnels. Aujourd'hui au Luxembourg, on se dit amateur, on encaisse comme un semi-professionnel et même parfois professionnel sans fournir les prestations d'un professionnel. On se cache derrière l'amateurisme, on n'a pas de résultats, mais on vit bien.

A mon avis c'est la formation et l'encadrement des jeunes qui devraient être améliorés dans les clubs. Il faut y créer des écoles de football et il faut encadrer et suivre les jeunes par des entraîneurs qualifiés.  »

 

 

Et pour finir 
 

Bizzi Konter s'est marié le 16 septembre 1981 avec Ginette Faber. Ils ont une fille qui s'appelle Nadine et un petit-fils, Yannick Bianchini, qui défend les couleurs de l'UN Käerjéng 97. Comme quoi, quand le virus du football est dans la famille, il y reste.

 
 
Camille Dimmer / 4 décembre 2007