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THEO FELLERICH 

 F91 DUDELANGE

   

 

   


jeudi 7 avril 2011
Le Quotidien

Théo Fellerich

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« Le F91, c’est comme une petite entreprise »

  BGL LIGUE Ce week-end, Théo Fellerich, démissionnaire de son poste de président
après 10 ans à la tête du F91 Dudelange, pourrait aller glaner un huitième titre
personnel sur la pelouse de la Frontère.
   On ne va pas dire qu’il s’agit de l’une de ses dernières interviews de président, mais il est un fait
que cette position largement éclipsée par un secteur sportif qui échappe à ses prérogatives, ne fait
pas de Théo Fellerich l’homme vers qui on se retourne forcément pour commenter les résultats
du club. Pourtant, il a encore bien des choses à dire sur le projet dudelangeois, avant de passer
la main.
   
De notre journaliste
Julien Mollereau
 

Pourquoi vous retirer ?

Théo Fellerich : Parce que lors de la dernière assemblée générale du club (NDLR : le 31 mars), j’ai
estimé que c’était le bon moment .

Pour vous ou pour le club ?

Pour moi. Quand on atteint un certain âge (NDLR : il a 68 ans), il vaut mieux se retirer. Un club
comme le F91, c’est comme une petite entreprise vous savez. Voire une moyenne. Je conserve
cependant un mandat de secrétaire un an, le temps de former mon successeur. On est en train
de chercher, on veut un jeune. Il est possible que ce soit celui que nous venons de prendre pour
l’académie de football.

Être président du F91, même si on gagne tout le temps et que vous restez à l’heure actuelle,
de loin, le président en exercice le plus titré du pays, ça use ?

À la longue oui. J’ai toujours eu de bonnes relations avec mes homologues mais sitôt qu’on a le
dos tourné, on voit bien que personne n’est d’accord avec nous. Aux réunions avec la fédération,
on est systématiquement montré du doigt. Ce que j’ai répondu pendant toutes ces années, c’est :
 »Si un sponsor comme le nôtre vient vous voir, vous le refusez ? »

En attendant, vous pourriez conquérir ce weekend votre huitième titre de champion…

J‘aimerais aller le conquérir à la Frontière, oui.

Oui enfin, en cas de victoire face à la Jeunesse, vous seriez éventuellement titré le
lendemain, si Käerjeng ne s’impose pas à Niederkorn…

Euh… (il hésite) mais là, vous partez du principe qu’on a perdu les trois points sur tapis vert contre
l’UNK (NDLR: après un crachat d’un supporter sur un arbitre au cours du match). Or, nous sommes
en appel. Mais bon, ces trois points, Käerjeng va les prendre, c’est sûr. Vous auriez vu le jugement
en première instance… C’était drôle. Note juriste n’a pas eu droit à la parole, on n’a pas jugé utile de
répondre à nos questions et tout a été basé sur le seul rapport de l’arbitre. Mais ce qui me dérange
le plus, c’est que cet incident se soit déroulé chez nous, qu’on ait cru avoir pu canaliser le
comportement de nos supporters et que ce genre de choses arrive encore.

C’est ce genre de détails qui vous laissent des regrets quand vous vous retournez sur vos
dix ans présidence ?

Ça oui, parce que quand on a repris le club, l’objectif était de bâtir une ligne de conduite pour tout
le club, fans y compris. Et puis il y a aussi le fait que nous avons essayé de construire au niveau
de la formation des jeunes. Quand on voit le résultat, il y a finalement beaucoup de jeunes du F91
qui jouent… dans d’autres équipes. Mais moins chez nous…

Le fait que les décisions sportives aient été prises ailleurs que chez vous, vous laisse donc
moins de regrets ?

On savait que le sponsor s’occupe du recrutement et je n’ai jamais eu de problèmes avec ça. En
tant que président, je n’ai jamais été d’avis que je devais avoir des prérogatives sportives.

Revenons à cette école de foot. Il paraît ça recrute à tour de bras.

On la présentera mi-septembre. Je n’ai pas spécifiquement entendu que Guy Hellers recrutait plus
que ça. Il y a quelques Luxembourgeois  titulaires du diplôme UEFA A, environ une demi-douzaine,
pour un total de vingt, vingt-deux personnes à l’encadrement.

Où sera le F91 dans dix ans ?

Avec le projet que nous avons, je nous vois toujours en tête du football grand-ducal. Et si
l’Académie tourne à plein régime, je nous y vois aussi avec les meilleurs jeunes. Le projet de
fusion que nous avions un temps avec le Fola est à mon sens abandonné et après tout, ce
n’est pas plus mal pour le football grand-ducal que d’autres fassent les mêmes choses que
nous. Parce que là, ce championnat n’est pas très intéressant. Aucune équipe n’est à la
hauteur.

Le mode de fonctionnement du club va-t-il encore évoluer vers plus de professionnalisme ?

Difficile à dire parce que tout dépend de l’économie. Nous sommes tributaires des sponsors.

Et les dotations de l’UEFA ?

Financièrement, un titre et une participation à la Ligue des champions sont effectivement très
intéressants. Le premier nous rapporte 180 000 euros, la seconde par tour, représente
150 000 euros.

De quoi construire une équipe encore largement compétitive…

Celle de cette année est à mon sens, techniquement, la meilleure de la dernière décennie.

Au fait qui voyez-vous pour vous succéder ?

Je pense qu’un de mes deux vice-présidents (NDLR : Romain Brenner et Nicolas Neisius) me
succédera.

C’est un vœu ou une information ?

Ce serait un souhait. Pour avoir de la continuité. Pour être président du F91, il faut du temps,
pour les activités de représentation. Mais ce n’est pas que ça…