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luxembrg
 


LUXEMBOURG - BELARUS  0 - 0


8 octobre 2010

 
belarus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stade Josy Barthel. Pelouse bosselée.
Arbitrage: M. Stavrev (MCD) assisté de MM. Krstevski et Kirovski.
1 857 spectateurs
Cartons jaunes: Kintzinger (74e) au Luxembourg. Kulchiy (59e), Kalachev (74e) au Belarus.
Carton rouge: Kornilenko (69e) au Belarus.

 

 
 

Luxembourg

 
  Joubert - Schnell, Blaise, Hoffmann, Kintzinger - Peters (cap.), Payal (77e Kettenmeyer), Bettmer (62e Gerson), Laterza, C. Leweck - Joachim (65e Da Motta).

 
 

Belarus

 
  Zhevnov (cap.) - Shitov, Martynovich, Omeljanchuk, Yurevich (87e Molosh) - Tigorev (67e Putsila), Kulchiy - Kalashev, Kislyak, V. Hleb (67e Rodionov) - Kornlenko.

 
     
     
 

Le Quotidien samedi 9 et dimanche 10 octobre 2010

 
 

Mieux que les Bleus

 
 

ELIMINATOIRES DE L'EURO-2012
 
 
Superbe performance des hommes de Luc Holtz, qui ont réussi à faire trébucher à nouveau un Belarus qui s'était imposé à Paris il y a un mois seulement. Place à la France, dans la joie et la bonne humeur !
 
 

 

Epatant d'abnégation et de rigueur tactique, le Luxembourg sait d'ores et déjà que pour la troisième fois consécutive, il ne terminera pas sa campagne avec zéro point.

 
 
De notre journaliste
Julien Mollereau
 
 

   Qu'ils vont en profiter de leur "match du siècle", comme l'appelait Dan Da Mota dans ses colonnes... Mardi, en pénétrant sur la pelouse stade Saint-Symphorien les petits Luxembourgeois auront les jambes qui brûlent et la certitude que, physiquement, la journée de récupération supplémentaire qu'ils auront eu par rapport à leur hôte français ne sera pas de trop pour éviter d'exploser trop tôt. Mais aussi la certitude qu'une grande partie du boulot a déjà été faite hier soir : un point, à vrai dire, c'est plus que ce qu'on osait espérer avec un nouveau sélectionneur (assis pour la première fois sur ce banc de touche puisqu'une suspension l'avait éjecté dans les gradins face à la Bosnie) et le retour de deux anciens de la maison rouge, Aurélien Joachim, plus réapparu depuis la Moldavie en octobre 2008 et Charles Leweck, de retour après quatre ans d'absence et la réception de la Bulgarie. Des détails! L'organisation, messieurs dames, cela fait des merveilles. Pour savoir si cela fait des miracles, il faudra être à Metz dans quatre jours...

 

 
 
Pourtant, il faudra sortir quelqu'un non ?
 
 


   Oh, que ça puait, tout de même, pour le Belarus! Des effluves venues de Gomel, encore plus enivrantes qu'il y a trois ans. Stange, qui pérorait jeudi soir à l'hôtel Alvisse, indiquant qu'il avait entendu parler de cette honte nationale que constitue la défaite du 7 octobre 2007 mais précise qu'à l'époque, il n'était pas là et que vendredi, on allait voir ce qu'on allait voir... C'est fou ce que peut s'autoriser un entraîneur qui a gagné au Stade de France en se contentant de bétonner et d'être réaliste...

   Il n'est sûrement pas bête au point de penser qu'il a les mêmes monstres techniques que les Bosniaques, capables de faire des différences individuelles face à un Luxembourg qui a eu l'Albanie pour se ressaisir, resserrer les lignes, retrouver le rythme. Si? Malin comme tout, en tout cas, Luc Holtz lui avait répondu par conférence de presse interposée. Subtilement. "Cela se jouera à onze contre onze et pendant 90 minutes. Ou pendant 95...". Le sélectionneur des Roud Léiwen connaît la légende de Gomel sur le bout des doigts. A l'époque, c'est un joueur de son effectif, Dan Da Mota, qui avait lancé l'attaque décisive. Et un autre joueur à lui, Fons Leweck, qui avait rabattu le ballon au fond, au bout du temps additionnel. Il s'est sûrement fait raconter l'action cent fois, jusqu'à la nausée, par ses deux héros. Et il a dû s'y voir quand, à la 81e, le même Da Mota s'est mis le feu aux cuisses pour déborder comme à Gomel, centrer comme à Gomel, pendant que le mileu de terrain excentré côté droit, Tom Laterza, venait de couper au point de penalty, comme à Gomel... Mais ce petit gars si saignant hier n'est pas encore un monstre de sang froid comme savait l'être Fons dans sa période dorée et sa tête décroisée aura filé loin du but.

   Dommage. Mais ça n'empêchera finalement pas ce point de résonner comme l'acte fondateur de l'ère lux Holtz, désormais légitimé par un nul acquis après seulement quatre petits matches internationaux. En faisant la fine bouche, on pourra toujours se demander si en prenant un poil plus de risques...

   Mais comment pourrait-on? Les observateurs français présents au stade Josy Barthel, en tout cas, n'oseront pas. Ce matin, la presse hexagonale bruissera sûrement de ce nouveau petit exploit, mais aussi de mises en garde de bon ton. Le Luxembourg aura fait mieux contre le Belarus que les Bleus.

   C'est douloureux à dire, mais ce onze qui s'est mis minable, terminant exténué à l'image d'un René Peters à genou, les poings serrés sur la pelouse, mériterait largement d'être reconduit mardi à Saint-Symphorien et pourtant, il faudra bien sortir quelqu'un pour laisser entrer un Mario Mutsch, suspendu hier. Le Messin ne réclame rien mais il continue de s'imposer comme une évidence, même après ce tour de force, le premier de l'ère Holtz. Parmi ces seize héros, l'un forcément, va devoir déchanter...